Morissanda veut la présence de dirigeants étrangers à l’investiture de Doumbouya : ‘’C’est le point de départ de la nouvelle Guinée avec la communauté internationale’’
A l’occasion du Nouvel An, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des guinéens établis à l’étranger a appelé les diplomates accrédités en Guinée à préparer leurs dirigeants pour l’investiture de Mamadi Doumbouya, déclaré vainqueur du scrutin présidentiel du 28 décembre.
‘’Très bientôt, après la proclamation et la délibération définitive de la Cour suprême, nous passerons à l’investiture du président élu. Nous n’aurons pas beaucoup de temps. Je sais que vos présidents sont très occupés et que des programmes sont déjà élaborés’’, a déclaré le ministre Morissanda Kouyaté.
Il ajoute que ‘’je voudrais appeler votre vigilance et votre force diplomatique pour que, lorsque nous lancerons les lettres d’invitation, vous mettiez tout en œuvre afin qu’il y ait une représentativité de plus haut niveau et que ce soit le point de départ de la nouvelle Guinée avec la communauté internationale’’ ;
Pour le représentant résident de la CEDEAO en Guinée, cette rencontre vise à dynamiser les relations bilatérales avant de saluer le déroulement du scrutin présidentiel.
‘’Le ministre a réuni les membres du corps diplomatique pour les féliciter du soutien que tous les États et les institutions ont apporté à la Guinée depuis la transition jusqu’à aujourd’hui. Nous sommes donc heureux que cette transition connaisse une fin avec ces élections qui se sont déroulées dans de bonnes conditions. Nous saluons également le peuple guinéen pour sa maturité diplomatique et démocratique’’, a soutenu Louis Blaise Aka-Brou.
Quant à l’ambassadeur du Maroc, Issam Taïb, il évoque une ‘’occasion de discuter des élections qui se sont déroulées récemment. Nous félicitons la Guinée, le peuple guinéen et les autorités guinéennes pour le bon déroulement des élections dans un climat calme, apaisé et ordonné’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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Cet homme, tout comme l’homme qui l’a nommé à cette place, banalise la redevabilité envers le peuple. On parle sur le peuple, pas au peuple. On s’adresse à l’étranger en fin d’année pour célébrer l’investiture d’un président fantôme
Victoire électorale, silence présidentiel et inquiétude. La situation politique guinéenne appartient clairement à la seconde catégorie, je doute bien du déplacement de chef digne, venir assister à cette investiture.
Que Moryssanda nous dise déjà, pourquoi depuis cette proclamation, nous n’avions ni vu ni entendu celui qui va désormais tenir le destin de notre pays en main.
Mamady Doumbouya est donné vainqueur de cette élection à plus 86 % des suffrages. Mais depuis cette proclamation, pas de déclaration solennelle, pas même un mot lors de la date hautement du 31 décembre, moment traditionnel de bilan et de communion entre un chef et son peuple.
Nous sommes le 3 janvier, et le silence demeure. Ce mutisme prolongé est incompréhensible.
Ce comportement n’est malheureusement pas inédit. Les guinéens se souviennent de l’incendie du dépôt de carburant de Conakry, tragédie nationale marquée, par des centaines de morts et la destruction de milliers d’habitats. Là encore, le chef de la junte est resté cloitré, invisible pendant plusieurs jours, laissant la population endeuillée sans parole officielle.
Quand un fait devient récurrent, il cesse d’être accidentel.
Un peuple n’est pas un figurant électoral qu’on mobilise un jour pour l’ignorer le lendemain.
Que ce Ministre sache, que la Guinée mérite mieux qu’un président invisible après sa victoire.
Elle mérite un dirigeant qui assume la charge symbolique du pouvoir, qui parle quand le pays attend,qui se montre quand la nation doute.
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Cet homme, tout comme l’homme qui l’a nommé à cette place, banalise la redevabilité envers le peuple. On parle sur le peuple, pas au peuple. On s’adresse à l’étranger en fin d’année pour célébrer l’investiture d’un président fantôme.
Victoire électorale, silence présidentiel et inquiétude. La situation politique guinéenne appartient clairement à la seconde catégorie, je doute bien du déplacement de chef digne, venir assister à cette investiture.
Que Moryssanda nous dise déjà, pourquoi depuis cette proclamation, nous n’avions ni vu ni entendu celui qui va désormais tenir le destin de notre pays en main.
Mamady Doumbouya est donné vainqueur de cette élection à plus 86 % des suffrages. Mais depuis cette proclamation, pas de déclaration solennelle, pas même un mot lors de la date hautement symbolique du 31 décembre, moment traditionnel de bilan et de communion entre un chef et son peuple.
Nous sommes le 3 janvier, et le silence demeure. Ce mutisme prolongé est incompréhensible.
Ce comportement n’est malheureusement pas inédit. Les Guinéens se souviennent de l’incendie du dépôt de carburant de Conakry, tragédie nationale marquée, par des centaines de morts et la destruction de milliers d’habitats. Là encore, le chef de la junte est resté cloîtré, invisible pendant plusieurs jours, laissant la population endeuillée sans parole officielle.
Quand un fait devient récurrent, il cesse d’être accidentel.
Un peuple n’est pas un figurant électoral qu’on mobilise un jour pour l’ignorer le lendemain.
Que ce Ministre sache, que la Guinée mérite mieux qu’un président invisible après sa victoire.
Elle mérite un dirigeant qui assume la charge symbolique du pouvoir, qui parle quand le pays attend, qui se montre quand la nation doute.
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