New York : En voulant salir le président, l’opposition s’est tirée une balle dans le pied ! (par Alhousseine Makanéra)
Nous n’avons jamais dit que nous avions élu un monarque. Nous n’avons pas élu un roi, encore moins un dieu. Le Général Mamadi Doumbouya est un Président de la République, et à ce titre, il n’est ni au-dessus de la critique ni à l’abri de la contradiction. D’ailleurs, même Dieu n’a pas fait l’unanimité parmi les hommes !
Manifester contre le Président est un droit démocratique. Manifester en sa faveur en est également un. Nous félicitons tous ceux qui ont manifesté dans l’ordre, la discipline et le respect des lois, qu’ils soient pour ou contre le Président. La démocratie se nourrit de la contradiction, pas de la violence.
Mais ceux qui ont choisi les insultes, la haine, les intimidations et la violence contre leur Président et contre leur propre pays ont commis une grave erreur politique. En voulant salir l’image du Général Mamadi Doumbouya, ils ont exposé au monde leur propre visage.
En voulant affaiblir le Président, ils ont renforcé la position de son gouvernement !
Nous avons toujours affirmé que le gouvernement guinéen est engagé en faveur de la paix, de la quiétude sociale, de la tranquillité et de la cohésion nationale. Nous avons également dénoncé les discours de haine et les dérives violentes de certains acteurs de l’opposition. Nous avons été critiqués, incompris et parfois accusés d’exagération. Aujourd’hui, les événements de New York viennent malheureusement illustrer nos mises en garde.
Le plus ironique, c’est qu’à l’approche de l’Examen périodique universel (EPU) de la Guinée, à Genève, en Suisse, ceux qui voulaient accabler le gouvernement guinéen viennent de lui fournir, à New York, des arguments qu’il n’aurait même pas eu besoin de chercher.
En voulant être les accusateurs du Président Mamadi Doumbouya, ils se sont transformés en ses propres avocats contre eux-mêmes ! Ils ont voulu charger le dossier du gouvernement, mais ils ont fini par plaider en sa faveur, en illustrant précisément ce que celui-ci dénonce depuis toujours : la haine, l’intolérance et la violence politique.
Quelle ironie ! En voulant condamner le gouvernement, ils ont contribué à défendre sa cause. Ils voulaient rédiger un réquisitoire contre le Président ; ils ont fini par écrire eux-mêmes un plaidoyer en sa faveur.
La démocratie, ce n’est pas aimer obligatoirement le Président. C’est accepter que d’autres l’aiment, le soutiennent ou le contestent sans que la haine et la violence ne deviennent des moyens d’expression.
La Guinée appartient à tous les Guinéens, majorité comme opposition. Aucun désaccord politique ne justifie de salir son pays, d’insulter ses compatriotes ou de recourir à la violence.
En définitive, en voulant combattre le Général Mamadi Doumbouya, certains ont surtout contribué à conforter le discours de son gouvernement : la paix et la stabilité d’un côté, la haine et la violence de l’autre.
Quelle erreur politique ! À force de vouloir tirer sur le Président, ils ont fini par se tirer une balle dans le pied.
Vive la Guinée ! Vive la démocratie ! Non à la haine et à la violence !
Alhousseine Makanéra

