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Ousmane Gaoual après le décès de Toumba : “Il ne faut pas qu’à chaque mort, quelles que soient les conditions, que cela suscite une suspicion”

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Soutra

Quelques jours après l’annonce du décès du commandant Aboubacar Toumba Diakité, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a pris la parole ce vendredi 27 mars, lors d’une conférence de presse. Face aux interrogations qui entourent la disparition de cette figure centrale du procès du 28 septembre, le gouvernement plaide pour la sérénité et la transparence.

C’est dans un climat de rumeurs persistantes que le ministre des transports, porte-parole du gouvernement, a tenu à clarifier la position de l’État. Répondant aux critiques sur une présence gouvernementale jugée discrète au symposium de Toumba Diakité, le ministre Ousmane Gaoual Diallo a été catégorique.

“Ce matin, le gouvernement a été représenté par le ministre secrétaire général des Affaires religieuses au décès de Toumba (…). Le gouvernement a été également représenté lorsque M. Pivi est décédé. Le gouvernement délègue ses responsabilités lorsque cela arrive. On ne se mobilise pas tous pour aller là-bas. Même si un membre du gouvernement disparaissait aujourd’hui, certaines conditions feraient en sorte que tous ne soient pas présents. Donc, c’est ce qui arrive. Mais le gouvernement a été très bien représenté”, a-t-il précisé.

Afin de dissiper les doutes, Ousmane Gaoual Diallo a rappelé les mécanismes de transparence mis en place par les autorités.

“Le gouvernement essaie de faire preuve de transparence dans cela. Lorsqu’on rend la dépouille à la famille, celle-ci a la possibilité de solliciter une expertise, une autopsie propre à elle et d’y croire. Et, le cas échéant, d’engager des poursites judiciaires”, a-t-il précisé.

“C’est pour cela que les familles reçoivent le corps de leurs proches lorsqu’ils décèdent. Sinon, on aurait pu simplement dire que ce sont des militaires : s’ils ne sont pas radiés, les corps restent. Si vous êtes un militaire aujourd’hui, mais pas dans le cadre de ces condamnations-là, et que vous décédez, l’armée ne vous rend pas le corps”, a-t-il ajouté.

Selon lui, “quand un militaire décède aujourd’hui, l’armée ne rend pas le corps à la famille. Mais dans ces cas-là, on rend le corps, peut-être pour permettre à la famille de se rassurer. Et de toutes les façons, lorsqu’on a entendu les parents proches de ces personnes-là, en tout cas, ils ne soulèvent pas de doute sur ce qui s’est passé. Parce qu’on est tous des mortels, après tout”.

Pour le porte-parole du gouvernement, la récurrence des spéculations à chaque décès d’une figure publique en détention ou sous l’autorité de l’État est une tendance regrettable. Il appelle à respecter la douleur des familles et à ne pas transformer un drame humain en terrain de bataille politique.

“Il ne faut pas qu’à chaque mort, quelles que soient les conditions dans lesquelles c’est fait, que cela suscite une suspicion. Bien sûr, il est légitime que les gens s’interrogent, mais l’interrogation s’arrête aussi devant les faits”, a souligné M. Diallo.

“Et ces faits-là, chacun d’entre nous peut les rechercher, et vous en premier lieu, parce que c’est transparent. Vous pouvez aussi investiguer de ce point de vue et rassurer l’opinion, ou en tout cas l’éclairer sur ces morts”, a conclu le ministre des transports.

Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info

00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com

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