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Plus de 2000 enseignants contractuels décident de bouder les cours à partir de ce lundi

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Soutra
Enseignants vacataires en grève. Image d'archive
Enseignants vacataires en grève. Image d’archive

[dropcap]A[/dropcap]u terme d’une réunion tenue dans l’après-midi de ce dimanche 31 janvier, et essentiellement consacrée à l’analyse de leur situation, les enseignants contractuels de Conakry, en relation avec leurs confères de l’arrière-pays, ont décidé de raccrocher la craie et bouder les salles de classes ce lundi 1er février. Ce, jusqu’à nouvel ordre.

C’est du moins ce que nous a confié le premier porte-parole de ces enseignants protestataires au cours d’une interview exclusive accordée à votre quotidien électronique VisionGuineeInfo.

Et M. Abass Camara motive la prise de cette décision par le Collectif des enseignants vacataires dispatchés à travers le pays, par le non-respect de la promesse du ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation qui leur aurait fait croire que dès que l’Etat allait mettre un budget au compte de la Fonction publique pour le recrutement des enseignants au compte de l’Education, eux les contractuels, déjà en situation de classe, allaient être prioritaires et automatiquement engagés à la Fonction publique.

Abass Camara
Abass Camara

Nourris sans cesse de l’espoir d’être engagés à la Fonction depuis l’avènement du président Alpha Condé au pouvoir en 2010, ces 2400 enseignants contractuels, par la voix de leur porte-parole ; Abass Camara se déclarent être plus que jamais engagés à maintenir leur mot d’ordre de débrayage jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

‘‘Il ne s’agit pas de lancer un mot d’ordre de grève pour revenir dire après un ou deux jours que la grève est suspendue’’, soutient le porte-voix des plaintifs.

‘‘Cette fois-ci, poursuit-il, c’est sauf quand nous aurons notre arrêté d’engagement et notre prise en charge que nous que nous allons reprendre le chemin de l’école. Mais tant qu’on n’a pas ces deux actes, ce n’est même pas la peine de tenter l’impossible’’.

La balle est donc dans le camp du gouvernement de trouver une solution au plus vite à cette revendication qui, si elle n’est pas maitrisée aussitôt, pourrait impacter la tenue normale des cours, portant ainsi atteinte à la conduite à terme de l’achèvement des différents programmes d’enseignement.

Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info

00224 664 29 48 51/mady.bangoura@visionguinee.info

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