[dropcap]L[/dropcap]e pouvoir en place n’est pas tendre avec les opposants au 3e mandat. A Dubreka, sept jeunes opposés au maintien d’Alpha Condé au pouvoir après 2020 ont été interpellés jeudi par les forces de l’ordre.
Alors que le chef de l’Etat affirmait la semaine dernière le débat est ouvert et doit être libre, des citoyens, opposés au 3e mandat, se font arrêter à travers le pays.
Ce jeudi, Alia Camara, Mohamed Camara, Salifou Camara, Amadou Diallo, Ousmane Sacko, Mohamed Soumah et Bernard Keita ont été mis en état d’arrestation lors d’une manifestation dans la cité de Samba Toumani pour afficher leur opposition à un 3e mandat pour le locataire de Sékhoutouréyah.
La semaine dernière, un adolescent en classe d’examen a été mis aux arrêts à Matoto alors qu’il détention une affiche contre le 3e mandat. Il a été déféré à la maison centrale de Conakry.
Dimanche à Gbessia, des partisans d’une nouvelle constitution ont appréhendé des jeunes qui arboraient des t-shirt anti-3e mandat avant de les conduire dans un ccommissariatde police. Il a fallu qu’une foule se mobiliser pour exiger leur libération.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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C’est ce que l’on appelle communément un « Etat voyou » qu’AC et clan ont institué au nez et à la barbe de tout le monde en Guinée. Et ce, en lieu et place de l’Etat de droit pour lequel les vies de centaines de martyrs avaient été sacrifiées entre 2006 et 2010 notamment.
Une preuve tangible en est cette vague de répression que les pouvoirs publics ont lancée ici et là contre de simples petits groupes jeunes patriotes qui essaient d’exprimer leur opposition aux velléités de 3e mandat pour l’actuel transgressif chef d’Etat guinéen.
Mais gageons que les Guinéens avisés en général, les forces vives de la nation et les leaders du front national pour la défense de la constitution (FNDC) en particulier ne vont pas tarder à s’élever fermement contre ces tentatives d’intimidation de l’opinion guinéenne. Faut-il rappeler que des ministres et des préfets de la République, avec les moyens nécessaires de l’Etat, sont déjà activement engagés dans des campagnes de propagande en vue d’un 3e mandat pour AC ?
Avant ces groupes de braves jeunes opposants aux 3e mandats Dubréka, ce sont les initiateurs et/ou participants au « mois de Mamaya » qui vient d’êre organisé aux frais des pauvres contribuables guinéens dans la préfecture de Pita, que les forces de l’ordre du tandem AC-Kassory auraient dû arrêter. Mais chacun voit clairement la logique du « deux poids deux mesures » qui prévaut plus que jamais dans le fonctionnement de l’Etat guinéen et ce, notamment depuis mai 2018.
J’exprime donc tout mon sincère et fraternel soutien aux victimes de ces lâches arrestations: Alia Camara; Salifou Camara; Amadou Diallo; Ousmane Sakho; Mohamed Soumah et Bernard Kéïta.
Que leur exemple contribue décisivement à faire conscience des méfaits d’un 3e mandat de gouvernance chaotique dans toutes les couches du peuple de Guinée, qui mérite un bien meilleur sort collectif que celui qui vit. Was-Salam !