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Poignardé par des inconnus, un homme trouve la mort à Matoto

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Soutra

[dropcap]U[/dropcap]n homme âgé d’une quarantaine d’années a été tué dans la nuit de dimanche 13 à lundi 14 juillet à Matoto. Le drame est survenu au carrefour Kéndéka aux environs de 23 heures quand la victime, Abdoul Gadiry Diallo, communément appelé Karamoko Béngué, vendeur de thé (attaya) rentrait au domicile de ses parents.

poignardSelon les informations recueillies sur place, le pauvre Karamoko Béngué est venu en courant devant la boutique de M. Amadou Dian Diallo qui lui a demandé ce qui n’allait pas. « C’est la pluie », lui aurait-il répondu. C’est en ce moment que les présumés malfrats l’ont rejoint pour lui planter un coup de poignard dans la poitrine. « Au secours », lancera-t-il. Mais en vain !

La circulation était moins intense et avec l’obscurité qui s’abattait sur le quartier, les populations étaient retranchées dans leurs habitations avec la pluie qu’il y avait. Il s’est démerdé à regagner la concession familiale située à quelques cent mètres, en saignant intensément.

Plongé dans son sommeil, c’est là que son grand frère, l’adjudant-chef Abdoulaye Diallo a été alerté. Un véhicule sera trouvé et le blessé embarqué pour l’hôpital. Mais à quelques mètres seulement il rendra l’âme, et son corps retourné à la maison.

Informés la même nuit à 00 heure, les agents de la brigade de recherche de la gendarmerie de Matam se sont transportés sur les lieux pour le constat. « Mais c’est aux médecins légistes et aux agents de Police technique et scientifique de faire le reste » nous a laissé entendre l’officier de police judiciaire adjudant Boiro. A 10 heures ce lundi 14, le médecin légiste Amadou Mouctar Diallo se présente dans la famille mortuaire. Son constat révèle que le défunt Abdoul Gadiry a été victime de blessure par arme blanche au niveau de sa poitrine. « Ce qui a entrainé sa mort par suite d’hémorragie », conclut-il.

Du coup, le doute plane sur un présumé auteur de ce crime. Il s’agit de Mohamed Sylla connu sous le nom de Homère Sylla. Des jeunes du quartier se rendent à la concession des parents de celui-ci à Simbaya, pour se rendre justice. Le principal mis en cause n’y étant pas, les portes de la maison sont enlevées. La concession mise à sac et les biens de sa marâtre calcinés sous son regard impuissant.

Fanta Cissé
Fanta Cissé

Mais, Madame Fanta Cissé ne se sent ni de près, ni de loin associée à ce meurtre et se demande pourquoi cet écharnement contre son domicile privé à elle. Elle donne sa version des faits. « C’est l’enfant à ma coépouse. Mais sa maman a divorcé d’avec son père depuis quand il était encore enfant. C’est dans ce mois-ci qu’il est venu de Kissidougou. Et depuis son arrivée, il n’a cessé de me menacer comme quoi il va me tuer parce qu’il m’accuse d’être à la base du divorce de son père et sa mère. Hier, il a grièvement blessé ma fille qui a été admise à l’hôpital et dont j’ignore l’état dans lequel elle se trouverait depuis ce matin », indique dame Fanta Cissé.

Et de poursuivre. « Ce n’est pas chez lui ici, encore moins chez son père, c’est ma propre concession à moi qui est en train de partir aujourd’hui en fumée pour une raison que j’ignore vraiment », lance-t-elle sous les pleurs. Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne à 12h 54’, aucun agent de la Police technique et scientifique n’y était. Et le corps du défunt était jusque-là étalé sous les pieds des siens qui sont plus que jamais sous choc.

Mady Bangoura pour VisionGuinee.Info

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