Pour éviter une nouvelle crise, le Mouvement social exige la restitution des licences de Djoma, Espace et FIM
A l’issue d’une réunion à la Bourse du travail dans la commune de Kaloum, le Mouvement syndical guinéen dit avoir suivi la décision du gouvernement portant sur le retrait des agréments de plusieurs radios et télés. Il a dénoncé vendredi une violation ‘’flagrante et inacceptable’’ de la charte de la transition.
Le syndicaliste Amadou Diallo, qui a fait lecture de la déclaration qui a sanctionné la rencontre, affirme que ‘’cette question est d’autant préoccupante qu’elle reste porteuse de nombreuses conséquences dramatiques aussi bien sur le plan social qu’humanitaire’’.
Il assure que le retrait des licences de radios et télés porte un ‘’coup dur au droit des citoyens de s’exprimer et d’être informés. Ce qui est une violation flagrante et inacceptable de la charte de la transition et des engagements internationaux auxquels la République de Guinée a librement souscrit’’.
Le mouvement syndical, considérant que ce retrait est illégal, note que la décision des autorités entraine une ‘’suppression d’emplois mettant ainsi au chômage près d’un millier de travailleurs avec tout ce que cela entraine comme conséquences sur la vie de ces employés et de leurs familles respectives’’.
Amadou Diallo soutient que cette perte massive d’emplois constitue une autre violation du code du travail de la République de Guinée, tout en précisant que ce retrait de licence est ‘’la suite logique de l’acharnement des pouvoirs publics envers les professionnels de la presse privée dans notre pays’’.
Par sa voix, le mouvement syndical déclare que ‘’cet acharnement constitue un risque majeur pour la paix et la quiétude sociale’’, avant de rappeler que les syndicalistes ont toujours privilégié le dialogue social et la concertation permanente pour la résolution de tout conflit collectif.
Tout en soulignant l’impérieuse nécessité pour tous les partenaires du monde du travail de respecter et de faire respecter les lois et règlements en vigueur, il apporte son soutien ‘’inconditionnel et sans réserve à la lutte légale et légitime du SPPG pour la défense des intérêts moraux et matériels des professionnels de la presse de Guinée’’.
Le Mouvement syndical exige du gouvernement ‘’la restitution pure et simple des agréments et licences aux différents médias affectés en vue d’éviter à notre pays une nouvelle crise sociale aux conséquences imprévisibles’’.
Le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) a martelé au cours de la rencontre qu’un ‘’pays sans presse est un pays aveugle qui n’ira nulle part’’.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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