Poursuivi pour assassinat d’une mère de famille, un boutiquier déclaré non coupable par le tribunal de première instance de Coyah
Le procès de Oumar Bailo Diallo, gérant d’un kiosque, a connu son épilogue au tribunal de première instance de Coyah. Poursuivi pour l’assassinat, en avril 2024, d’Aissatou Lamarana Diallo, vendeuse et mère de famille avec qui il aurait entretenu une relation de concubinage, l’accusé a nié les faits devant le tribunal.
Lors de ses réquisitions, le ministère public a déclaré que la seule preuve incriminant le prévenu était que des appels téléphoniques entre lui et la défunte avaient été relevés par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) à la veille de sa disparition. Le procureur Moustapha Mariama Diallo a requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie d’une période de sûreté d’au moins 15 ans.
Pour sa plaidoirie, Maître Abdoulaye Keita a demandé l’acquittement pur et simple de son client en application de l’article 544 pour faute de preuve non constituée à son égard.
Dans son verdict final, le juge Morlaye Soumah a renvoyé la partie civile et le ministère public à mieux se pourvoir en prononçant l’acquittement de l’accusé Oumar Bailo Diallo.
‘’Statuant publiquement et contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré sur l’action publique, déclare Oumar Baïlo Diallo non coupable du crime d’assassinat dont il est accusé’’, a tranché le magistrat.
Pour la répression, lui faisant application des dispositions de l’article 544 du code de procédure pénale, il a renvoyé le ministère public et la partie civile à mieux se pourvoir, le tout en application des dispositions des articles 208 du code pénal, 441, 486, 497 et 548 du code de procédure pénale.
La partie civile et le ministère public peuvent exercer un recours s’ils ne sont pas satisfaits de la décision.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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