[dropcap]L[/dropcap]e manque de cohésion entre les leaders politiques de l’opposition a été un grand atout pour la réélection du président Alpha Condé. C’est du moins ce que pense le sociologue Amadou Bano Barry qui soutient d’emblée que l’opposition est partie à la présidentielle du 11 octobre 2015 pour perdre.
‘’Dès le début, l’opposition est partie perdante’’, déclare le professeur d’université, rappelant que battre un chef d’Etat en quête d’un second mandat est une chose difficile. Parce, argue Dr. Barry, ‘’il a envie de continuer, ses partisans veulent rester au pouvoir, il y a donc un engagement, une volonté, de battre campagne pour obtenir le maximum (de voix)’’.
Si des opposants souhaitent battre un président sortant, explique l’orateur, ‘’vous êtes obligés de fédérer vos énergies’’. Malheureusement, regrette t-il, ‘’ça n’a pas été le cas (avec l’opposition). Ceux qui étaient capables de fédérer les autres, chacun d’eux considérait en réalité qu’il lui faut sortir victorieux et devenir président’’.
Le sociologue souligne qu’à partir de ce moment, les opposants au régime d’Alpha Condé sont partis en rangs dispersés. Et le résultat : ‘’Ils ont été battus’’, tranche-t-il.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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Je ne suis pas sociologue, mais pour le peu que je connaisse de la situation sociopolitique de la Guinée, une candidature unique n’aurait pas réglé le problème non plus.