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Prison à vie requise contre Dadis : le parquet “reste impuissant à administrer la preuve juridique de l’existence des infractions”  

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Soutra

Présente en Guinée dans le cadre du procès des massacres du 28 septembre, Maître Antoinette Ouédraogo a plaidé ce lundi 10 juin pour l’acquittement de son client Dadis Camara. L’avocate burkinabé réclame par ailleurs du ministère public des preuves matérielles pouvant incrimer les accusés. 

Maître Antoinette Ouédraogo, à l’entame de son propos, est revenue sur le long exil du capitaine Moussa Dadis Camara au Burkina Faso qui,  rappelle-t-elle, s’est fait sur demande expresse des institutions régionales continentales. 

“Cet exil qui a été imposé au capitaine Dadis, il ne l’a pas souhaité, mais une chose est certaine et constante dans son esprit à l’époque, c’est ramener la paix en Guinée, c’est sauver la paix en Guinée en empêchant que s’installe une guerre civile entre les communautés qui pourraient être déclenchée par son retour hâtif dans son pays”, précise l’avocate burkinabé. 

A son entendement, “peu de personnes en Guinée connaissent ce sacrifice important du capitaine Moussa Dadis Camara qui est demeure un défenseur passionné de son pays, la Guinée”. 

Ce qui pousse Maître Ouédraogo à se demander “combien de personnes connaissent ce sacrifice de Moussa Dadis Camara ?”

“Il a vécu pendant 12 années en parfaite harmonie avec ses frères et sœurs devenant un homme du paysage social burkinabé, un autre fils du Burkina Faso”, ajoute-t-elle. 

La première femme avocate au pays de Sankara réaffirme son engagement à se battre aux côtés de ses confrères Jean-Baptiste Jocamey Haba et autres avec “les moyens qui sont les miens”.

Pour Maître Antoinette, le juge a pour charge de départager les trois catégories de personnes présentes dans cette salle d’audience. “Le ministère qui accuse sans pour autant fournir les preuves de la matérialité d’une infraction prétendument commise en tou les jusqu’à cet instant, je n’ai pas eu le bonheur d’assister à une démonstration juridique du parquet m’indiquant les trois éléments constitutifs de l’infraction comme on nous l’apprend dès la première année de droit. Nous avons les parties civiles qui demandent des réparations sur la base des dommages qu’elles auraient subis, parce que rares sont les personnes en qualité de partie civile qui ont donné à votre juridiction tous les moyens d’appréciations objectives du préjudice dont chacun se prévaut. Les accusés qui ont, depuis l’ouverture de ce procès, livré leur part de vérité sur les événements du 28 septembre 2009 que le parquet poursuit avec acharnement alors qu’il parquet reste impuissant à administrer la preuve juridique de l’existence de telles infractions à leur encontre (…)”, détaille-t-elle. 

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

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