[dropcap]L[/dropcap]a vie s’allonge en se raccourcissant dans le paysage politique guinéen. Jamais dans l’histoire du pays, les politiciens ne se sont aussi suivis dans le rappel à Dieu que ce mois de janvier 2016 entamé avec une nouvelle mandature du président Alpha Condé.
Dans l’intervalle de vingt jours, ce sont quatre politiciens et non des moindres qui sont morts. C’est George Gandhi Faraguet Tounkara qui ouvre la voie par une disparition tragique. Ce candidat malheureux à la présidentielle du 11 octobre 2015 et président de l’Union guinéenne pour la démocratie et le développement (Ugdd) a tiré sa révérence le jeudi 7 janvier des suites d’une courte maladie. Ancien ministre de l’Enseignement supérieur, M. Tounkara fut également le fondateur du complexe scolaire Saint George et de l’université Mercure international.
Quelque quatre jours seulement après ce décès, voilà de nouveau cette infatigable mort frapper à la porte de la classe politique. Les Guinéens se réveillent le lundi 11 janvier avec l’information sur le rappel à Dieu d’Elhadj Ismaël Gassim Ghussein, ancien opposant ayant pris part à la présidentielle de 1993 aux côtés des feux Bah Mamadou et Siradiou Diallo, d’Alpha Condé, d’Elhadj Mansour Kaba, de Jean Marie Doré et du général Facinet Touré, mobilisés comme un seul homme pour évincer du pouvoir feu le général Lansana Conté, alors candidat à sa propre succession.
Ancien secrétaire général du Parti démocratique de Guinée – Rassemblement démocratique africain (Pdg-Rda), Elhadj Ghussein fit partie des députés du Parlement guinéen durant les deux législatures qu’a connues le régime Conté. Son décès est survenu à Toulouse, en France, à l’âge de 80 ans.
Une semaine après, c’est le très volubile gouverneur Soriba Sorel Camara qui cassera la pipe lui aussi dans une soirée d’un mardi 19. Le shérif de Conakry est décédé aux environs de 22 heures, à la clinique Ambroise Paré, des suites de maladie.
Le défunt fut successivement secrétaire général de la jeunesse du Parti de l’unité et du progrès (Pup), avant d’être fait pour la première fois gouverneur de Conakry. Il sera débarqué à ce poste par le bouillant capitaine Moussa Dadis Camara. Soriba Sorel deviendra par la suite secrétaire général de l’Union démocratique de Guinée (Udg) du richissime homme d’affaires Elhadj Mamadou Sylla. Puis, secrétaire général du ministère de l’Elevage avant de bénéficier d’un décret d’Alpha Condé en mars 2014, le nommant gouverneur de Conakry.
Le vendredi 28 janvier, une autre triste nouvelle vient ébranler la classe politique guinéenne. L’honorable Jean Marie Soumahoro Doré, secrétaire général de l’Union pour le progrès de la Guinée n’est plus !
Originaire de Bossou dans la préfecture de Lola, au sud de la Guinée, le défunt fut pendant plusieurs décennies opposant au président Lansana Conté. Deux fois candidat malheureux à la présidentielle sous la bannière de l’Union pour le progrès de la Guinée (dont il est resté le secrétaire général depuis sa création en 1992). Il fut plusieurs fois député au Parlement, notamment sous la présidence d’Elhadj Boubacar Biro Diallo et de l’honorable Aboubacar Somparé.
Premier ministre de la transition militaire menée par le général Sékouba Konaté, il démissionnera de son poste après la présidentielle de 2010 comme le voulaient les Accords d’Ouaga, avant de se porter candidat à la députation. A l’issue des législatives du 28 septembre 2013, il fut élu député à l’Assemblée nationale à l’issue, avec deux sièges au Parlement.
Ancien fonctionnaire du Bureau international du travail en Suisse, Jean Marie Doré est titulaire d’une Licence en droit à Lyon, en France et d’un doctorat d’Etat en Sciences politiques.
A cette allure de la chose, des analystes sont tentés de se demander qui sera la prochaine cible de l’Ange de la mort. L’avenir nous l’édifiera. Toujours est-il que si l’année 2015 a été funèbre pour les journalistes qui ont pleuré une dizaine de leurs confrères, 2016 n’en demeure pas moins pour les politiques.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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Tous ceux qui sont mort ces derniers jours étaient des proches anciens et nouveaux du Président de la république. Alors on peut se poser des questions sur l’ancien entourage du Président. Est il au dessus de tout soupçon ? Voyant d’autres venir, n’ont il pas eu peur d’être rejetés au second plan ?
Peut on soupçonner l’opposition pour avoir été trahis par quelues uns de ces nouveaux alliés du pouvoir ?
Pleines de questions se posent. Mais ce qui est sûr ce qu’ils sont tous mort à moment inattendu.
Et ils sont réellement morts et qu’on ne saura plus ce qui est arrivé réellement
Que leur Ames reposent en PAIX