[dropcap]S[/dropcap]ans même attendre la publication du décret réquisitionnant le train Conakry Express, une équipe mixte de cadres et un huissier ont sommé dans la matinée du vendredi 14 juillet les responsables de la société en charge de la gestion dudit train de fermer leurs locaux et de quitter les lieux. Ce qui fut fait durant les heures qui ont suivi.
Il a fallu attendre la nuit pour que ce décret soit lu dans les médias publics. Une situation qui a laissé perplexe plus d’un. L’acte présidentiel qui ordonne la réquisition du train des mains de la société chinoise Guinea development corporation (GDC), le met à la disposition de la Société nationale des chemins de fer de Guinée.
Une décision que l’entreprise chinoise dit ne pas comprendre. Parce qu’estimant que le nouveau repreneur n’a pas les compétences requises pour satisfaire la population. Par la voix de son responsable aux affaires extérieures de GDC, Kafoumba Diabaté, GDC assimile le fonctionnement de ce train à des appareils hautement sophistiqués dont le pilotage nécessite une nette maitrise de la chose. Hélas, ni à l’assistance technique, ni au transfert des compétences ne fait allusion ce décret.
Toute chose qui inquiète les responsables de GDC, filiale de China international fund (CIF), et qui rappellent combien il est dangereux que de mettre la vie de plus de 2500 personnes dans les mains des «apprentis».
Toutefois, le partenaire chinois se dit ouvert à toutes négociations pour le bonheur des nombreux usagers du train et de ses travailleurs réduits aujourd’hui au chômage. Mais, n’entend nullement engager un bras de fer avec l’Etat.
C’est en 2009 que le train de transport urbain et périurbain Conakry Express a été mis en circulation. Depuis cette date, les frais liés à l’assistance technique, à la fourniture de carburant et à la rechange des pièces sont restés à la charge de China international fund.
En 2014, la société a entamé des négociations avec le ministère des Transports pour bénéficier du remboursement des montants investis. Après plusieurs concertations sans suite, la société a donc décidé d’immobiliser le train le 1er octobre 2016 au grand dam du processus de développement des infrastructures de transport dans la ville de Conakry et sa banlieue.



Vous prenez vos reves pour des phantasmes realisables… a la realite on voit que ca ne marche .. Remet le pantalon !
Alpha pense que ses decrets font miracle.. et le train va fonctionner tout seul.. Les chinois sont des gens qui se laissent faire …
Il pense qu’il va changer les Chinois pour les Français (SNCF) avec une Baguette Magique pour ce Train de Banlieue de Conakry !!!.
Il ne faut pas etre jaloux pour le bonheur de la Guinee,les Autres Eux Ils ont vendue les Rails