La Guinée a célébré cette année le 3 mai la Journée mondiale de la liberté de la presse alors plusieurs médias sont restreints depuis des mois par les autorités de la transition. Interpelé sur cette situation, le président de l’Union pour le progrès de la Guinée, Jean Alfred Mathos, prodigue des conseils à la junte militaire.
Le leader de l’Union pour le progrès de la Guinée dénonce le bâillonnement de la presse par les autorités de la transition. ‘’Depuis un moment donné, les journalistes ont été bâillonnés, le président du syndicat de la presse privée a été mis en détention’’, regrette Jean Alfred Mathos sur Evasion TV.
Il indique à la junte que ‘’si nous voulons qu’il y ait une transition réussie, il faudrait que l’information circule et que se fasse sur la base de la vérité, que les discours qui se font se fassent à travers les médias pour que les guinéens se sentent concernés. La contradiction existe, la différence existe, mais l’information doit être unanime pour le tout le monde’’.
‘’La presse, c’est quatrième pouvoir, après l’exécutif, le législatif et le judiciaire. C’est connu dans le monde entier que qui bâillonne la presse, se bâillonne lui-même. Donc il faudrait faire en sorte que la presse soit libre’’, ajoute-t-il.
Selon Me Mathos, ‘’il est dangereux de supprimer l’information. C’est une denrée qui est nécessaire pour tout un chacun. Au 21e siècle, cela n’est pas normal. En 2024, c’est un recul inacceptable’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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