Retard accusé dans l’ouverture des classes : une nécessité, selon un conseiller d’Alpha Condé
[dropcap]L[/dropcap]a Guinée est en proie à une épidémie de la fièvre hémorragique virale à Ebola depuis le début de l’année. La traditionnelle ouverture des classes le 3 octobre a été reportée à ‘’cause de la situation sanitaire critique’’. Le temps, dit-on, de créer les conditions idoines pour éviter la propagation du virus mortel dans les milieux scolaires et universitaires.
Ce retard accusé dans l’ouverture des classes est une nécessité, a dit Almamy Soumah, conseiller du président de la république chargé de l’éducation, lors des journées préparatoires de la rentrée scolaire, tenues en début de semaine à Conakry.
‘’C’est une nécessité eu égard la conjoncture que nous vivons avec l’épidémie d’Ebola’’, a-t-il expliqué à la presse, indiquant que les autorités sont conscientes de ‘’la gravité de la situation, mais il ne faut pas désespérer. Des mesures ont été prises pour qu’assez rapidement, on puisse ouvrir les classes’’, a assuré M. Soumah.
Pendant que certains spéculent sur une éventuelle année blanche, le conseiller à la présidence estime qu’il n’en sera pas question, rassurant que des mesures sont en train d’être prises par les autorités même s’il admet que le risque zéro n’existe pas. Mais, ‘’nous faisons en sorte de minimiser tous les problèmes qui peuvent se poser’’, a-t-il poursuivi.
Récemment, le ministre de l’enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma a annoncé que des sanitaires seront installés dans les différents établissements d’enseignement du pays. Des fiches de renseignements seront délivrées aux élèves, étudiants ainsi qu’aux encadreurs de toutes les écoles.
Salim Bayo, pour VisionGuinee.Info
Vivre la Guinee
Luton contre Ebola