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Routes muettes, voies rétrécies, le ministre des travaux publics s’indigne : ‘’Il faut changer cette situation’’

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Soutra

Après sa prise de fonction à la tête du ministère des infrastructures et des travaux publics, Laye Sékou Camara dit avoir constaté de nombreux dysfonctionnements. En plus des routes muettes, il assure qu’il faut redimensionner les voies pour fluidifier les circulations.

‘’Nous avons trouvé un réseau routier pas mal. L’existant n’était pas mal mais le gros défaut qu’on avait, c’était l’entretien. Vous savez, une route, ça se construit et il faut l’entretenir. Et l’un des grands défauts de nos pays africains en général, c’est l’entretien, la maintenance. Donc, j’ai essayé de revoir le programme d’entretien de nos routes pour mettre un accent particulier pour travailler rapidement, surtout les routes de la capitale, pour entretenir au moins l’existant’’, indique le ministre des infrastructures et des travaux publics.

Car, dit-il, ‘’ça faisait presque 2 ans et quelques, il n’y avait pas eu d’entretien réel sur la voirie de Conakry. Donc, il fallait changer cette donne-là. Donc, j’ai essayé de travailler pour dégager cette situation, pour qu’on essaie au moins de fluidifier la circulation dans notre capitale. Parce que l’état de nos routes est la cause des embouteillages qui ne finissent pas. On peut passer toute la journée dans des embouteillages. Et l’échangeur a apporté un plus à la fluidité de la circulation’’.

Aussi, souligne Laye Sékou Camara sur Vox Africa, il fallait apporter des changements sur la sécurité dans la circulation. ‘’Il y a des gros camions qui circulent à ciel ouvert à Conakry. Donc, il fallait protéger l’échangeur de Bambeto. Il fallait s’assurer qu’il est sécurisé, protégé. Donc, nous avons travaillé sur cela’’.

Ensuite, poursuit-il, ‘’on a essayé un peu de changer le dimensionnement de nos routes. On a des routes qui sont très étroites. Selon les normes africaines de la CEDEAO, nous avons 3,50 m de surface circulable. Il faut redimensionner nos routes. C’est-à-dire, la norme peut être là, mais on peut aller au-delà de la norme. Ici, la chaussée est devenue le parking, et la façon dont les gens parquent aussi, ça c’est un problème. Mais pour le moment, nous sommes partis d’abord sur essayer d’élargir un tout petit peu nos routes, essayer de donner une visibilité, les panneaux de signalisation, faire parler nos routes. Parce qu’une route, elle doit parler. Il fallait changer un peu cette situation’’.

Et, assure-t-il, ‘’en même temps, on a essayé d’évoluer sur les projets qui étaient là, qui étaient en attente, que certainement d’autres n’ont pas considérés comme une priorité. C’est ainsi que j’ai appelé toutes les entreprises qui avaient des contrats, qui étaient là assises, qui ne bougeaient pas du tout, pour leur dire : écoutez, quels sont les problèmes ? C’est pourquoi, en un laps de temps, on a pu démarrer beaucoup de choses. Les entreprises étaient là, il y avait un certain doute. Il fallait d’abord rassurer tous nos partenaires techniques pour dire : effectivement, vous avez affaire à un État et l’État va payer, donc allons-y. Les blocages, les problèmes de paiement, c’est mon problème, et vous, à votre tour, allez sur la route, vous travaillez. C’est ce qui a redynamisé le secteur de la route’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info

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