[dropcap]L[/dropcap]e directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) conseille aux guinéens d’éviter l’automédication de la chloroquine. Dr Sakoba Keita déclare que ce médicament ne doit être utilisé que pour les patients de coronavirus en situation grave.
‘’Depuis que la chloroquine a été autorisée par les autorités françaises, ça a entrainé beaucoup d’enthousiasme dans nos différents pays africains. Le Sénégal avait déjà enclenché un essai. En Guinée aussi, nous avons décidé de demander à la commission prise en charge d’élaborer un protocole pour enclencher un essai compassionnel’’, indique Dr Sakoba Keita au micro de VisionGuinee.
A l’entendre, les autorités sanitaires du pays ont réquisitionné des stocks de chloroquine qui existaient sur le marché. ‘’Le plus souvent, ce sont des nantis ou certains médecins qui sont en train de garder ces médicament’’, souligne-t-il, en mettant en garde les uns et les autres sur les risques de l’automédication : ‘’L’utilisation de la chloroquine n’est pas conseillée dans le COVID-19. Il y a eu déjà des malades qui ont fait l’automédication pendant plus de 6 jours. Pourtant, cela n’a pas empêché qu’ils soient isolés’’.
‘’Si le médicament n’est pas utilisé en fonction de la posologie recommandée par ceux qui ont fait la recherche, l’effet attendu ne viendra jamais. Pour éviter cela, nous conseillons de respecter le protocole’’, insiste le patron de l’ANSS, précisant que la chloroquine est réservé aux cas les plus graves.
‘’La chloroquine n’est pas un nouveau médicament en Guinée. On l’a utilisée pendant longtemps dans les centres de santé contre le paludisme. Si vous faites de l’automédication, vous pouvez même avoir des arrêtes cardiaques’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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