[dropcap]R[/dropcap]entré au bercail à la veille de l’investiture du président Alpha Condé, Tibou Kamara a quitté Conakry pour le Maroc peu après. L’ancien bras droit du général Sékouba Konaté n’a jusque-là pas bénéficié d’un décret du chef de l’Etat avec qui il a enterré sa hache de guerre.
Tibou, un chercheur de poste ? C’est la question qui se pose ! “On peut être utile à son pays de plusieurs manières sans être forcément à une fonction. Il ne faut pas réduire le débat public dans notre pays à une compétition ou à une rivalité pour occuper des postes de responsabilité dans le pays”, explique l’ancien ministre secrétaire général de la présidence de la république.
En Guinée, constate-t-il, “le débat, et c’est regrettable, ne porte pas sur des valeurs, sur des principes ou encore sur des idées. Qui doit être nommé où ? Qui est à quelle place ? Qui doit venir après lui ? Ce qui constitue un embarras. D’ailleurs, il est impossible de donner des postes à tous les guinéens qui prétendent les avoir”.
Tibou Kamara affirme pouvoir être utile à son pays sans occuper une fonction. Pour preuve, dit-il, “avant d’être chef de l’Etat, Alpha Condé n’a jamais occupé un poste dans l’administration de notre pays. Feu Bâ Mamadou et Feu Siradio Diallo n’ont jamais été même chef de cabinet en Guinée. Mais ils ne sont pas moins dans l’estime, dans la conscience et le cœur des guinéens”.
“Je n’étais pas candidat à un poste, je n’en ai pas sollicité. J’ai été appelé à des fonctions à des moments très critiques de l’histoire de notre pays et je pense avoir accompli mon devoir du mieux que je pouvais. Le plus important n’est pas d’entrer dans les postes mais d’en sortir parce que parfois l’issue des responsabilités publiques peut être tragique”, souligne-t-il dans l’émission les Grandes gueules.
Amadou Aliou BARRY, pour VisionGuinee.Info
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