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TPI de Coyah : un accusé condamné à 3 ans de prison ferme pour viol sur une fille

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Soutra

Le procès d’Alhassane Soumah, accusé de viol collectif sur Aicha Keita, s’est poursuivi ce mardi 28 avril. Depuis le début de ce jugement, Alhassane Soumah est le seul accusé à comparaître devant le tribunal de première instance de Coyah. Lors des débats, il a nié les charges retenues contre lui.

Prenant la parole pour ses réquisitions, le procureur Moustapha Mariama Diallo est revenu sur le film du viol de cette fille.

‘’Alhassane Soumah est un jeune habitué des bars. Ce jour, il était en compagnie de son grand qui s’appelle Rasta. Aux environs de 23 h, ils sont allés au bar commander des bières, mais la gérante Aicha Keita, les connaissant problématiques, a refusé. Après, il y a eu des discussions entre eux et ils ont quitté les lieux en promettant de revenir avec force. Aux environs de 3 h du matin, Aïcha Keita a vu un groupe de personnes se diriger vers elle. Ils sont venus l’agresser et la violer à tour de rôle. Mais Aïcha Keita a reconnu Alhassane Soumah parmi eux’’, affirme-t-il.

Le procureur qualifie de graves les faits reprochés à l’accusé. Il a requis une lourde peine en demandant au tribunal de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle.

‘’Il est reproché à Alhassane Soumah d’avoir exercé des actes de pénétration sexuelle avec plusieurs personnes par violence sur la personne d’Aïcha Keita. L’accusé n’a pas reconnu les faits. La dénégation dans laquelle se cache cet accusé n’est qu’un moyen de défense, parce que c’est son droit de mentir pour se protéger. Les faits de viol sont constitués à son égard et ces faits sont graves’’, estime-t-il.

‘’Le ministère public que je représente requiert qu’il vous plaise de retenir Alhassane Soumah dans les liens de la culpabilité, le déclarer convaincu et coupable du crime de viol. Le viol est prévu et puni à l’article 268 du code pénal, pour la répression, vous lui ferez application de la même disposition en le condamnant à 15 ans de réclusion criminelle’’, déclare-t-il.

Pour ses plaidoiries, son avocat, Maître Keïta, déplore la non-comparution de la victime devant les juges et demande l’acquittement pur et simple de son client.

‘’À l’enquête préliminaire, au cabinet d’instruction, aucun témoin. À 23 h, comment Aïcha Keita peut identifier Alhassane Soumah seulement dans un groupe de personnes ? Même devant votre tribunal, Aïcha Keita n’est pas venue. Je pense qu’elle ne connaît pas celui qui l’a violée. Vous allez balayer d’un revers de main les réquisitions infondées du procureur en application de l’article 268 du code pénal. Vous allez le condamner sur la base de quoi ? Il n’y a pas d’éléments de preuve. Je vous prie d’appliquer l’article 544’’, plaide-t-il.

Dans son verdict final, le juge Morlaye Soumah déclare Alhassane Soumah coupable du crime de viol. Il est condamné à 3 ans de prison.

‘’Statuant publiquement et contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré sur l’action publique, déclare Alhassane Soumah coupable du crime de viol dont il est accusé. Pour la répression, lui faisant application des dispositions des articles 116 et 268 du code pénal, 441 et 497 du code de procédure pénale, le condamne à 3 ans d’emprisonnement’’, tranche-t-il.

Sur l’action civile, le tribunal constate la non-comparution de la partie civile à l’audience publique. Par conséquent, il lui donne acte de ce qu’elle a le droit d’exercer son action en réparation du préjudice subi devant la juridiction civile, en ce qui concerne ses intérêts civils. Il condamne Alhassane Soumah aux frais et dépens envers l’État, le tout en application des articles susdits du code pénal et du code de procédure pénale.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info

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