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Tracasseries policières : Un phénomène diversement interprété dans la cité

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Le phénomène de tracasseries policières continue de plus belle à Conakry et à l’intérieur du pays. Cet état de fait qui s’expliquerait par le rançonnement des usagers de la route par cette unité, est diversement perçu dans la cité.

Pour ce citoyen rencontré à bord d’un taxi en provenance du centre-ville de Kaloum pour la banlieue, cette situation constitue un débouché intarissable pour ces policiers qui se livrent à ces pratiques. ‘’Ces hommes en tenue s’adonnent à ces tracasseries vous demandent tout d’abord de présenter vos pièces. Et même si vous leur présentez ces documents en bonne et due forme, ils vont vous soutirer quelque chose’’.

De son côté, ce chauffeur de taxi ne cache pas ‘’l’affaire’’ qui se passe entre lui et les agents de la police routière dans le cadre de l’exercice de son travail. ‘’Je vous avoue que ces gens sont devenus nos cousins à plaisantin.
Moi, je n’ai pas besoin d’avoir tous les papiers d’un véhicule pour le mettre en circulation. Car, il me suffit juste de leur glisser quelques sous pour qu’on me laisse passer’’, a avoué Vakèlèti Soumaoro.

‘’Moi, je ne vois plutôt que du laxisme dans l’exercice du métier de ces policiers. Une loi est faite pour tout le monde, mais avec ces agents, il suffit qu’ils voient un béret militaire ou un ceinturon au devant de la direction pour l’épargner de tout contrôle de pièce’’ a fait remarquer Olivier Dopavogui.

‘’Aussi, poursuit-il, ils s’attaquent aux chauffeurs qui prennent deux personnes au siège d’avant de leurs taxis. Pourtant, s’il y a là un corps habillé, aucun souci n’en est, le chauffeur est relax et peut librement circuler’’.

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Pire dans le quotidien vécu des populations, au niveau des barrages érigés sur les principales voies de l’intérieur du pays, le scénario est tout autre. Nos interlocuteurs déclarent qu’à ces endroits, des citoyens se livreraient à la corruption de ces agents en leur donnant quelques sommes d’argent pour être à l’abri de leurs contrôles.

Mais cet autre usager de la route, Facély Junior Mansaré trouve plutôt le fondement de ces pratiques dans le fait que ces derniers sont sous payés. ‘’Tout le monde sait que la chèvre ne peut brouter que là où il est attaché’’, a laissé entendre ce citoyen de Matoto. Tandis que son ami Amara Camara ne l’entend pas de cette oreille. Car pour lui, s’ils sont conscients que leur salaire n’est pas tributaire au travail qu’ils abattent, ils peuvent engager des recours pour solliciter l’augmentation de leur salaire ou du moins qu’ils démissionnent.

Mady Bangoura pour VisionGuinee.Info
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