Un an après le drame au stade de Nzérékoré : ‘’Jusqu’à ce jour, il n’y a toujours pas eu de justice’’, dénonce le collectif des ONG
Un an jour pour jour après la tragédie survenue au stade de Nzérékoré, lors de la finale du tournoi doté du trophée Général Mamadi Doumbouya, le Collectif des ONG de Nzérékoré brise le silence et dénonce l’immobilisme des autorités face aux enquêtes ouvertes. Ce lundi 1er décembre marque le triste premier anniversaire de cet incident qui avait endeuillé la région.
Alors que le bilan officiel du gouvernement fait état de 56 morts, les organisations de défense des droits humains locales ont estimé le nombre de victimes à 150. Ce lundi, le Collectif des ONG de N’zérékoré a exprimé l’amertume et l’abandon ressenti par les familles.
‘’Le fait que, jusqu’à ce jour, il n’y ait toujours pas eu de justice, les familles s’en remettent à elles-mêmes. Nous continuons à échanger avec elles pour que certains se rétablissent, et pour que les familles qui, jusqu’à ce jour, n’ont pas retrouvé leur frère ou leur sœur, se consolent en attendant qu’un jour il y ait justice’’, a indiqué Emmanuel Fassou Sagno au micro de RFI.
Le président du Collectif des ONG de Nzérékoré déplore notamment que les plaintes déposées contre plusieurs ministres impliqués dans l’organisation de l’événement n’aient pas connu de suite judiciaire concrète.
‘’Que ce soit du côté des sources hospitalières ou du côté des forces de défense et de sécurité, ou encore des citoyens ayant vécu ces scènes où des corps ont été enlevés de l’hôpital et se sont retrouvés dans le camp militaire, des corps qui jonchaient le stade ont aussi été enlevés. Jusqu’à ce jour, nous ne savons pas où ces corps ont été enterrés, malheureusement. Cela, effectivement, les sources nous l’ont confirmé à la suite de l’enquête’’, souligne M. Sagno, dénonçant une tentative d’entrave aux enquêtes conduites par les ONG.
‘’Nous avons déployé des équipes qui sont allées rencontrer les familles des victimes, et certains nous ont dit qu’ils avaient été instruits de ne pas nous parler, de ne pas participer à l’enquête, de ne pas communiquer avec nous’’, regrette-t-il.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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