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Un apprenti chauffeur battu à mort à Bambeto

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Soutra

Des altercations entre la victime et l’accusé ont commencé bien avant la fête de Ramadan à Bambéto dans la commune de Ratoma. Mamadou Oury Ndiaye est accusé d’avoir battu et fracturé le bras de Mamadou Oury Diallo, apprenti chauffeur, âgé de 18 ans, avant de le cogner sur la nuque à l’aide d’une pierre le mardi dernier et de le passer à tabac.

Devant les médias ce mercredi 26 avril 2023, Mariama Dian Diallo, la mère du défunt, a expliqué la source du problème entre son défunt fils unique et son présumé assassin Extraits…

“Le jour de Laïlatoul ghadri (nuit du destin), mon fils a quitté Tombolia pour venir faire la fête chez ma maman ici à Bambeto. Après la prière, il est venu avec une fille qu’il m’a présentée en me disant qu’il voulait l’épouser. On est restés ensemble  jusqu’aux environs de 18h. Je l’ai raccompagné.

Selon ce qu’il m’a dit, ce même jour,  vers 20 heures, il y a un jeune dans le quartier qui lui a confié la clé de sa chambre. Mais qu’il a dit au jeune qu’il rentrait se coucher puisqu’il devait sortir pour se divertir le lendemain. Le jeune lui a dit qu’il n’allait pas durer, de lui garder la clé. Il est resté longtemps, comme il n’a pas vu le jeune, il a décidé d’aller se coucher. A son tour, il est allé confier la clé à un autre jeune. Quand il rentrait vers 21h, il a croisé le propriétaire de la clé. Ils sont revenus ensemble pour reprendre la clé. Quand ils sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé son assassin qui s’appelle Oury Ndiaye, assis dehors. Lorsque mon fils a frappé à la porte, le jeune qui l’a assassiné, lui a dit : ‘Fais doucement, il ne faut pas crier dans mes oreilles’. Mon fils lui a répondu : ‘Grand, tu veux me rendre la vie difficile (…)’.  Ce dernier a dit que mon enfant s’est foutu de lui, il s’est levé, il lui a donné un coup de pied, il est tombé. Quand il s’est levé, il lui a dit : Grand, regarde comment tu as sali ma tenue de fête’. Son assassin lui a répondu, comme c’est ce qui te préoccupe, si je ne meurs pas, je vais te tuer. Il lui a donné un deuxième coup, il a fracturé son bras. Quand Ndiaye voulait encore lui donner un troisième coup, il l’a évidé, ce dernier est tombé et a eu des égratignures. Le lendemain, il (Ndiaye) est parti porter plainte contre mon fils à la police. Quand les agents des forces de sécurité sont venus avec la plainte, ils étaient étonnés de constater que le plaignant était plus âgé que Oury. Ils lui ont juste dit de se présenter à la police. Quand je suis venu le samedi, ma mère m’a dit qu’il y avait une plainte contre mon fils. Mon frère a dit à maman de ne pas s’inquiéter et que c’est nous qui devrions porter plainte contre le jeune puisqu’il est plus âgé que notre fils et il l’a aussi blessé. Mon fils est venu me trouver. Il m’a dit qu’il reviendra le dimanche à la maison, je lui ai dit d’accord. Le dimanche, il n’est pas venu, il m’a dit qu’il avait mal à l’épaule. Je lui ai dit de tout faire pour venir à la maison avec sa jeune sœur qui devait partir à l’école. Il m’a dit qu’il allait d’abord passer voir son maître avant de venir à la maison.

Hier matin, quand il s’est levé, il voulait partir chez son maître, il ne savait pas que Oury Ndiaye était assis entre les camions et l’attendait. Quand mon fils est arrivé, ce dernier a pris une pierre pour le cogner au niveau de la nuque.  Ensuite, il l’à tabassé. Les gens l’ont pris pour l’emmener à l’hôpital Jean-Paul 2. Mais selon ce qu’on m’a dit, il n’a même pas fait 2 minutes, il a rendu l’âme. Toute la journée, je n’ai pas eu de ses nouvelles jusqu’à 19h.  J’ai eu peur, je me suis demandé s’il n’a pas été enfermé par le jeune puisqu’il n’a pas répondu à la convocation. Je suis restée dans cette inquiétude, mon frère m’a appelé pour me dire que mon fils a été tué. Il avait 18 ans, il était chauffeur. J’ai 2 enfants, c’était lui l’aîné. C’est quelqu’un qui a informé mon frère qui est allé vérifier. Effectivement, c’était mon fils. Après l’hôpital, mes frères ont trouvé Ndiaye sur les lieux du crime, il était assis là-bas. Comme personne ne l’ose dans le quartier, il n’a pas fui. C’est de justesse que mes frères l’ont retiré des mains des jeunes qui voulaient le lyncher. Ils l’ont emmené au commissariat de police qui est à côté de Prima.

Mon fils ne lui a rien fait, il a tué mon fils puisqu’il est plus fort que lui. Moi je ne vais pas le tuer, je ne veux pas non plus qu’il soit tué. Je veux juste que les autorités appliquent la loi sur lui et qu’il paie pour son crime. Les autorités du quartier et celles de la commune sont déjà informées. Selon le médecin, que c’est depuis hier à 9h qu’ils ont déposé le corps de mon fils à l’hôpital. J’ai pardonné à mon enfant, qu’il repose en paix, mais pas celui qui a ôté la vie à mon seul garçon”.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

00224 662 78 58 57/salimbalde91@gmail.com

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