Un commissaire de police accusé d’avoir tué son concessionnaire à Kissosso
C’est un drame que les habitants du quartier Kissosso dans la commune de Matoto ont vécu. Un concessionnaire du nom de Facinet Diallo a perdu la vie suite à une altercation avec son locataire, un officier de police. Les faits se sont déroulés dans la soirée du dimanche 12 mai.
Selon le témoignage de Mariam Cissé Diallo, l’épouse du défunt, les altercations ont commencé vers 21h suite à une dispute entre son mari et Aboubacar Kanté, commissaire de police en service à Tombolia.
Selon Mme Diallo, les bisbilles ont débuté par une altercation verbale au cours de laquelle le locataire a accusé son bailleur d’avoir insulté sa mère. La tension est montée d’un cran et a fini par dégénérer. Rencontrée par un pool de journaliste, la veuve de Facinet Diallo a raconté les circonstances du décès de son époux.
‘’C’est entre 21h et 22h que cette discussion a éclaté entre mon mari et notre locataire du nom de Aboubacar Kanté qui est commissaire au commissariat de police de Tombolia. Le monsieur a trouvé mon mari arrêté à la devanture ici. Il lui a demandé pourquoi il a insulté sa mère. Mon époux lui a demandé quand est-ce que j’ai insulté ta mère ? Pour mon mari, c’était juste une blague. Après, l’autre a dit qu’il faut que mon mari insulte sa propre mère, sinon il ne va pas bouger. Mon mari n’a pas pris au sérieux (…). Entre-temps, le commissaire a sorti une torche neutralisante pour le pointer. Mon mari a ressenti des douleurs au niveau des côtes et de sa poitrine, avant de tomber. Il a tenté de se relever, le commissaire l’a pourchassé. Ils sont sortis carrément de la cour. Mon mari est tombé au pied de la petite colline. C’est là que le monsieur est venu encore s’asseoir sur lui en le rouillant de coups. Comme j’ai constaté que c’est devenu sérieux, j’ai crié au secours. Après, les gens sont venus m’aider, mais l’état de santé de mari n’était pas du tout rassurant. On a jugé nécessaire de l’envoyer à l’hôpital. Nous sommes allés dans une clinique à Sangoyah qui nous a dit de continuer à Donka puisque son état ne faisait qu’empirer. Nous avons pris la direction de Donka. Durant tout le parcours, on était avec une sœur du monsieur et sa tante. Une fois au CHU de Donka, sa tante nous a dit qu’elle connait un médecin qui est en service dans cet hôpital. Nous avons pris assez de temps à attendre cette personne qui n’est malheureusement pas venue. Vu que mon époux était couché au sol en train de se tordre de douleurs, j’ai pris l’initiative avec mon fils de voir les médecins qui étaient là-bas. L’un des médecins a eu le courage de nous dire la vérité en nous annonçant que c’était trop tard pour mon mari. Puisque, d’après lui, que le sang était amassé dans son ventre et son cœur battait à un rythme qui ne va pas lui donner la chance de se relever. Quelques minutes après, il a annoncé la mort de mon mari’’.
Par Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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