[dropcap]U[/dropcap]n homme de nationalité nigériane a été arrêté vendredi 5 juin par la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables pour des faits de viol. Michel S. est accusé d’avoir agressé sexuellement deux filles, âgées de 11 et 13 ans, d’un officier supérieur de la gendarmerie au quartier Yembeya dans la commune de Ratoma.
Selon l’adjudant-chef Bernard Tonguino, commandant de la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables, le nigérian a repéré l’une des gamines dans un maquis où elle était partie acheter de la bière pour son oncle. Il lui a promis un téléphone portable pour l’attirer dans ses filets, d’après la gendarmerie.
‘’Le nigérian a déclaré qu’il était dans un bar en train de consommer de l’alcool quand il a aperçu l’une des fillettes dont le gérant appelait ‘ma femme’. Il s’est intéressé à elle en disant qu’elle peut aussi être sa femme. Quand la fille partait, il lui a demandé de prendre son numéro. Elle a répondu ‘même si je prends ton numéro, je n’ai aucune possibilité de t’appeler, parce que je n’ai pas de téléphone’. Il a dit ‘non, moi je vais t’acheter un téléphone’’’, explique-t-il à la presse.
Avant de poursuivre : ‘’La fille est rentrée à la maison et a pris le téléphone de sa maman pour appeler le nigérian pour savoir où elle peut le trouver. Le nigérian lui a indiqué l’endroit où il habite. La fille y est allée avec sa grande-sœur. Une fois sur place, le nigérian est sorti pour les accueillir et les introduire dans sa maison’’.
‘’A l’intérieur, la fille lui a demandé où est le téléphone pour lequel est venue. Il a éteint la lumière dans la chambre et déshabillé les deux filles. Il a tenté de faire des attouchements sur la plus petite et lui a dit ‘ton sexe est petit. Je ne peux pas te pénétrer’. Il s’est tourné vers celle qui a 13 ans et tenté une pénétration sexuelle qui n’a malheureusement pas marché’’, détaille le commandant de la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables.
Selon l’adjudant-chef Tonguino, ‘’les deux sœurs étaient avec une autre fille qui attendait dans le salon. C’est celle-ci qui est sortie pour aller alerter les parents. Le lendemain, leur papa a cherché à connaitre chez le nigérian, puis est venu porter plainte’’.
‘’Le nigérian a reconnu les attouchements sexuels. Le simple fait de déshabiller ces enfants, pour nous, l’infraction est constituée. Le rapport médico-légal confirme qu’il y a effectivement eu des attouchements’’, précise le gendarme en charge du dossier.
Interrogé, Michel ne s’est pas donné la peine de nier les faits. ‘’Elles sont venues chez moi et m’ont demandé de leur remettre de l’argent pour acheter à manger. Elles m’ont dit d’acheter du dindon pour elles, j’ai répondu que je vais leur donner de l’argent pour qu’elles aillent acheter. Elles ont laissé une troisième fille au salon et m’ont suivi dans la chambre’’, avance-t-il.
Selon l’accusé, ‘’elles voulaient que je les touche et couche avec elles, mais je n’ai pas accepté. L’une est venue m’embrasser, mais je l’ai poussée. Je leur ai demandé de rentrer chez elles parce qu’elles sont petites. Ça c’était lundi. Le vendredi matin, leur père est venu avec elles chez moi pour m’accuser d’avoir violer ses filles. Les enfants ont raconté des choses que je n’ai pas faites. Je n’ai pas couché avec elles, je les ai touchées avec mes doigts seulement’’.
Le dossier a été transmis au procureur de la République, qui décidera des suites à donner à l’affaire.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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