Une base militaire française en Guinée ? Morissanda dément : ‘’Nous avons dit non à la colonisation, on ne peut nous transformer en une base’’
La France jette-t-elle son dévolu sur la Guinée après été chassée du Mali, Niger et Burkina Faso, pays dirigés par des juntes militaires ? En tout cas, depuis plusieurs mois, des rumeurs persistantes font état de la présence d’une base militaire française en Guinée.
Les autorités de la transition tentent de rassurer l’opinion nationale. A Paris, dans le cadre du Sommet de la Francophonie, le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des guinéens établis à l’étranger a été interpellé sur cette question.
‘’Les gens racontent des histoires en disant qu’il y a une base [militaire] française en Guinée. Non !’’, réagit Morissanda Kouyaté dans une vidéo par l’Agence France Presse (AFP).
Le chef de la diplomatie guinéenne affirme que ‘’nous avons dit non le 28 septembre 1958 à la colonisation, on ne peut nous transformer en une base. Nous coopérons militairement avec les russes, les américains, les français, les africains ; tout le monde’’.
Récemment, le député Aurélien Saintoul de La France insoumise a indiqué au ministre français de l’Europe et des affaires que la France a repris, depuis mars 2022, sa coopération sécuritaire avec le pouvoir guinéen.
Citant une enquête menée par le journaliste Thomas Dietrich et publiée par le journal Marianne en août 2024, il souligne ‘’la présence de coopérants militaires français au sein des forces de l’ordre et de l’armée guinéenne. De plus, cette enquête affirme que des forces françaises sont présentes dans l’est du pays, dans le camp militaire de Soronkoni, afin de former les forces spéciales du président Doumbouya, notamment le GFIR censé empêcher toute intrusion terroriste, mais qui s’est en réalité surtout fait connaître pour avoir réprimé des manifestations civiles et pacifiques’’.
Lors de son audition à l’Assemblée nationale le 25 septembre 2024, le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard a confirmé qu’il pouvait y avoir des ‘’détachements opérationnels’’ en Guinée. De
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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