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Université Félix Houphouët-Boigny : la cinquième promotion du Master Genre, économie et gestion durable de l’eau fait sa rentrée solennelle

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Soutra

La cinquième promotion du Master Genre, économie et gestion durable de l’eau (GEGDE) a effectué sa rentrée solennelle samedi 17 octobre 2026, à l’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) de Cocody, à Abidjan. Cette nouvelle année académique s’ouvre avec l’ambition de former des cadres capables de répondre aux défis liés au genre, au développement durable et à la gestion des ressources en eau.

La cérémonie, retransmise en direct sur Facebook, a connu la présence de la ministre Euphrasie Kouassi Yao, conseillère spéciale du Premier ministre chargée du genre et titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions », le professeur Ballo Zié, président de l’UFHB, ainsi que les responsables du Master, des chercheurs, des représentants des autorités et les auditeurs de cette cinquième promotion.

Dans son intervention, le professeur Ballo Zié a souligné le caractère transversal de ce master Selon lui, l’association entre le genre, l’économie et la gestion de l’eau ‘’n’est pas circonstancielle’’. Il a rappelé que l’eau constitue à la fois une ressource vitale, un enjeu économique et un bien partagé, mais aussi une ressource de plus en plus disputée.

Le président de l’UFHB a appelé les auditeurs à acquérir des compétences adaptées aux réalités du terrain. Il a évoqué la nécessité de former des personnes capables de ‘’lire des données hydrologiques et un budget’’, de dialoguer avec les comités de bassin et les collectivités locales, tout en intégrant les enjeux d’équité. Il a souligné que la valeur du diplôme repose sur l’assiduité, la présence aux cours et l’évaluation des acquis.

De son côté, Euphrasie Kouassi Yao a rappelé la mission de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions », créée en 2006. Celle-ci intervient dans la recherche, la formation et l’information sur les questions liées à l’eau et au genre, en associant les populations aux réflexions et aux initiatives engagées.

Elle a rappelé l’importance de prendre en compte le genre dans l’élaboration et l’analyse des politiques publiques et des budgets. Selon elle, les besoins des communautés doivent être intégrés aux politiques de gestion de l’eau.

La titulaire de la Chaire UNESCO a réaffirmé l’ambition de former des femmes et des hommes capables de faire de l’eau ‘’un levier pour la dignité, l’égalité des chances, la paix et le développement durable’’. Elle a officiellement ouvert l’année académique en rappelant que ‘’l’eau est une richesse que nous partageons tous et toutes. Le savoir est une force que nous cultivons. L’égalité est une condition essentielle au progrès que nous construisons ensemble’’.

Le directeur du Master, Dr Yao Koffi Blaise, co-titulaire de la Chaire, a présenté un programme conçu pour répondre aux besoins des professionnels et des acteurs du développement. La formation s’articule autour de deux spécialités : « Genre et développement durable » et « Eau et développement durable ».

La spécialité « Genre et développement durable » comprend deux options : « Cadrage macroéconomique et budgétisation sensible au genre » et « Genre, changements climatiques et crises biologiques ». Celle consacrée à l’eau propose les options « Économie circulaire et protection des ressources en eau » et « Qualité, hygiène, sécurité et environnement ».

Le cursus totalise 120 crédits et combine des enseignements en ligne avec des séances en présentiel organisées à partir de 17h30. Cette organisation vise à permettre aux personnes en activité de poursuivre leur formation. Des stages sont obligatoires et les auditeurs peuvent, sous certaines conditions, prolonger leur parcours universitaire jusqu’au doctorat.

Pour cette nouvelle année académique, cinq priorités ont été définies. Il s’agit entre autres de garantir la qualité de la formation, renforcer l’assiduité et le travail personnel, encourager le choix de sujets de mémoire ancrés dans les réalités du terrain et les priorités nationales, favoriser l’ouverture professionnelle et consolider l’esprit de promotion autour de la solidarité et de l’intégrité scientifique.

Le directeur des auditeurs leur rappelé l’importance d’une bonne organisation personnelle. ‘’La première ressource à gérer durablement, c’est votre temps’’, a-t-il martelé.

Les cours débuteront lundi 19 octobre 2026, tandis que les inscriptions prendront fin le 30 octobre. Pour les étudiants en deuxième année, le dépôt des mémoires est fixé au 30 mai 2027, avant les soutenances prévues en juin. L’année académique s’achèvera le 31 juillet 2027.

Depuis la création du Master GEGDE, 66 auditeurs ont soutenu leur mémoire. Au cours de la précédente année académique, 35 auditeurs ont présenté et défendu leurs travaux. Parmi eux figurent un assistant de programme dans un projet de la Banque mondiale, un responsable du contrôle qualité dans le secteur agro-industriel, un prêtre et un inspecteur des installations classées.

La professeure Rose Koffi-Nevry a, pour sa part, rappelé la dimension transversale du genre, qui concerne aussi bien les politiques publiques et les programmes de développement que les institutions financières et les organisations des Nations unies.

Cette rentrée solennelle s’inscrit par ailleurs dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions », créée le 11 janvier 2006. Installée au sein du Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (CIRES), à l’UFHB, et dirigée par Euphrasie Kouassi Yao, elle travaille sur les politiques et les pratiques liées à l’égalité des chances, à l’accès à l’eau et à la paix.

Au fil des années, la Chaire a développé plusieurs programmes et initiatives, dont le Master GEGDE, ainsi que des réseaux et des projets consacrés à l’autonomisation, à la paix, à la solidarité et à l’égalité des chances.

Avec cette cinquième promotion, le Master entend poursuivre sa contribution à la formation de cadres capables d’aborder de manière complémentaire les enjeux du genre, de l’économie et de la gestion durable de l’eau.

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