Vers l’émission de billets de 50 000 GNF ? ‘’Ce que le gouverneur de la BCRG dira, c’est ça qu’on va suivre”
Interrogé ce vendredi 27 mars sur l’émission prochaine de billets de 50 000 GNF, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a apporté des précisions sur la position de l’État tout en recadrant le véritable enjeu du débat sur la disponibilité du cash.
Lors d’une conférence de presse coanimée avec la ministre de l’environnement, Djami Diallo, le porte-parole du gouvernement a d’abord tenu à rappeler que la souveraineté monétaire reste le domaine réservé de la Banque centrale.
‘’Le gouverneur de la Banque centrale est responsable de la politique monétaire de notre pays. Ce qu’il dira, c’est ça qu’on va suivre, et c’est ça qu’on va commenter. Après, que le billet soit de 50 000 ou de 100 000 ou moins que ça, ce n’est pas en soi ça le problème’’, a-t-il souligné.
Pour le ministre Diallo, le débat sur la valeur du billet, qu’il soit de 50 000 ou de 100 000 GNF, est secondaire. Ousmane Gaoual Diallo a assuré que le nœud du problème de liquidité réside dans la pénurie physique de billets sur le marché.
‘’Si vous avez un billet de 50 000 imprimé mais que vous le récupérez et que vous ne le remettez plus en circulation, c’est ça le problème. Ce n’est pas la valeur du billet de banque qui pose problème dans notre pays, c’est la disponibilité du cash qui pose problème. Donc, les gens aimeraient bien avoir des billets de 10 000, de 20 000, de 5000, mais c’est l’absence de ces billets-là, ces papiers en circulation, qui pose problème. Ce n’est pas la valeur du billet de banque’’, a-t-il assuré.
Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a indiqué que toute décision concernant l’impression de nouveaux billets dépendra exclusivement de l’analyse technique du gouverneur.
‘’Si la situation exige qu’on imprime des billets de 50 000, le gouverneur de la Banque centrale aura des arguments pour soutenir cette idée-là et faire en sorte que cela soit’’, a-t-il précisé.
S’appuyant sur l’exemple d’autres pays, il a expliqué que l’usage des grosses coupures varie selon les cultures monétaires nationales.
‘’Il y a des pays où on a pensé que c’était la solution. Quand l’euro est arrivé, les européens, une certaine catégorie de personnes en Europe, imaginaient qu’il fallait faire des grosses coupures de 500 euros, je crois, 200 euros, mais ces billets, dans beaucoup de pays, ont disparu. En France, en Belgique, dans beaucoup de pays, on ne voit pas les billets de 200 euros. Mais en Allemagne et dans certains pays aussi, on ne voit que ces grosses coupures-là. Donc, ça dépend de chaque pays, en fait, de sa culture’’, a expliqué le ministre des transports.
Pour lui, ‘’ce n’est pas la valeur du billet qui pose problème pour nous. On n’a pas de communication officielle de la Banque centrale sur ce sujet, mais peut-être que ceux qui ont donné la rumeur ont eu l’information avant nous, mais nous ne devons pas qu’ils se laissent officiellement communiquer’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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