[dropcap]D[/dropcap]es petites coupures de 50, 100 et 500 Francs Guinéens se font rares depuis belle lurette sur le marché. Les autorités de la Banque centrale de la république de Guinée (BCRG) en sont conscientes. Louceny Nabé, le patron de l’institution n’a pas nié l’évidence le weekend dernier lors d’une rencontre avec les médias.

Pour le Gouverneur de la BCRG, la production des billets de banque coûte très chère. Surtout en cette période. Selon lui, ‘’les 1000 billets de 10 000 GNF coûtent à peu près 60 dollars’’. Avant l’arrivée du régime d’Alpha Condé, ces mêmes billets se fabriquaient à 75 dollars. Quant aux billets de 10 000 GNF, ils sont fabriqués au même prix que les 10 000 Francs CFA. Alors que les 10 000CFA valent 14 fois plus, fait remarquer Louceny Nabé. Ce qui oblige la Banque Centrale de la République de Guinée à dépenser 14 fois plus que la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Pour ce qui est du cas de petites coupures d’argent, la Banque Centrale de la République de Guinée affirme avoir constaté la rareté de ces billets sur le marché, malgré qu’elle en injecte dans la circulation.
Louceny Nabé qui cite les responsables des banques primaires croit savoir la raison : ‘’Quand vous mettez les billets de 100GNF dans le paiement fait à quelqu’un, immédiatement il va les reverser à un autre guichet’’, a expliqué le Gouverneur de la BCRG. Il promet que son institution bancaire met les bouchées doubles pour que les billets de 100 et de 500 GNF soient réinjectés dans la circulation. Aussi, assure-t-il, ‘’la Banque Centrale a émis des pièces de monnaie. Quand on les émet, on ne les voit plus au retour’’.
Le Gouverneur révèle qu’un bateau a été intercepté par les autorités portuaires avec à son bord une cargaison de pièces de 50 GNF et de 25 GNF destinées à être réexportées. Les investigations d’alors ont montré que ces pièces fondues en métal avaient plus de valeur.
Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info
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