[dropcap]D[/dropcap]epuis l’audience que lui a accordée le chef de l’Etat le lundi 18 août 2015, le président de l’Union des forces républicaines, Sidya Touré s’est inscrit dans une nouvelle logique : celle de collaborer dorénavant avec Alpha Condé, après avoir divorcé d’avec son allié de 2010, Cellou Dalein Diallo.
Au sortir de cette audience, l’on se rappelle, le ministre secrétaire général à la Présidence, Kiridi Bangoura avait salué le sens ‘‘républicain’’ de Sidya Touré qui avait juré de prendre part à la présidentielle telles que soient les conditions d’organisation de celle-ci. Alors que ses pairs de l’opposition voulaient la boycotter.
Et pour l’ancien Premier ministre, ceci était l’ultime manière de mâter la classe politique de l’opposition qui s’est montrée incapable de désigner en son sein un porte-étendard qui puisse défendre ses couleurs devant le président-candidat à sa propre succession. Au regard donc de la ‘‘transversalité’’ de son parti et même de la nomenclature ‘‘mosaïque’’ du Bureau politique national de l’Ufr, Sidya Touré s’estimait potentiel candidat pour affronter Alpha Condé et même ravir la vedette à celui-ci. Hélas, ce penchant de M. Touré sera de courte durée, parce qu’il sera déchu aussitôt !
Pour être partis en rangs dispersés face à Alpha Condé donc, les opposants se sont fait bouffer crus par leur unique challenger. Ce, dès le premier, avec près de 58% des voix. Au lendemain de sa réélection, le chef de l’Etat a eu une autre rencontre le vendredi 23 octobre avec le président de l’Ufr accompagné du secrétaire exécutif de son parti et par ailleurs député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot. L’atmosphère détendue qui a caractérisé l’audience de Sèkhoutouréya a fait dire à certains que Sidya est pressenti futur Premier ministre, même si d’autres noms circulaient sur les lèvres. Notamment Rabiatou Sérah Diallo, Kassory Fofana, Tibou Kamara et Kémoko Touré.
Contre toute attente, Alpha Condé a pioché là où les pronostiqueurs ne pouvaient nullement imaginer un seul instant, en nommant le 26 décembre 2015 M. Mamady Youla Premier ministre.
Au soir du samedi 2 janvier 2016, un décret lu sur les antennes des médias d’Etat nomme Sidya Touré au poste du Haut représentant du chef de l’Etat. Même si les attributions du nouveau promu ne sont toujours pas définies, tout laisse à croire qu’avec cette nomination, le fossé s’est davantage creusé entre Sidya Touré et la mouvance de l’opposition actuelle. Conséquence immédiate, les dix députés de l’Ufr viendront désormais gonfler les rangs de ceux de la majorité présidentielle à l’Hémicycle.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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Maintenant Sidya est comptable de la gestion politique et economique de cet regime, on commence: regarderz Kaloum c’est tellement salle que tu te demandes ou mettre pieds, Sidya et Bidy qu’est que vous etes capable de faire, meme pas rendre une ville propre? le haut representant du chef de l’etat devait lui rendre compte que la ville de conakry est salle, s’il te plait passe le message a votre patron handi.