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Voyage de Dadis à Labé : ‘’Chacun avait peur de partir’’, révèle Claude Pivi

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Dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre, l’ancien ministre de la sécurité présidentielle est devant la barre ce mardi. Claude Pivi nie toute implication dans les douloureux évènements qui ont endeuillé des centaines de familles.

‘’J’étais surpris d’entendre des gens dire que je n’étais pas à Labé. Allez demander aux gens de Labé. J’ai été le premier à fouler le sol de Labé. Chacun avait peur de partir à Labé. Je suis parti à Labé le 26 septembre 2009 avec mes hommes. J’ai passé la nuit au stade Saifoulaye Diallo. J’ai dit que j’allais rester au stade jusqu’à l’arrivée de la délégation. Je suis revenu à Conakry dans la soirée du 27 septembre’’, souligne devant l’interrogatoire de l’un des procureurs.

Etes-vous revenu à Conakry avec le cortège du président ? ‘’Non ! Moi je suis resté un peu. Parce que je reste toujours derrière. Je suis rentré le 27 septembre. Le cortège est rentré avant moi.  Moi je suis arrivé au camp vers 22h’’, répond Claude Pivi.

A la question de savoir s’il a participé à une réunion à la veille du 28 septembre au camp Alpha Yaya Diallo, le mis en cause affirme que ‘’s’il y a eu une réunion, moi, je n’étais pas informé. Et je n’ai pas pris part à une réunion’’.

Le chef d’état-major général des armées a-t-il pris un acte pour ordonner à tous les militaires d’être casernés ? ‘’Quand je suis revenu de Labé, je suis allé dormir. Parce que j’avais déjà une mission d’aller traquer des bandits qui étaient entre Manéah et Coyah. Avant qu’on ne parte à Labé, j’avais déjà cette mission que le président m’a confiée. Donc, j’étais pressé d’aller affronter ces gens. Donc, je n’étais pas au courant d’un acte du chef d’état-major’’, dit-il.

Le procureur lui fait remarquer qu’il était pourtant un maillon fort de la transition en tant que ministre de la sécurité de Dadis Camara. ‘’C’est après la situation du 28 septembre que j’ai compris qu’il y a eu un acte disant que les militaires ne devaient pas sortir avec la tenue. Je me suis énervé et j’ai dit qu’il faut qu’on poursuive ces gens’’, souligne l’accusé qui précise qu’il était à Coyah le jour du massacre en compagnie de 30 militaires.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

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