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Xinjiang : des journalistes africains explorent le modèle chinois de prévention du terrorisme et de promotion de la cohésion sociale

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Soutra

Du 20 au 24 juillet, une délégation de journalistes africains, en séjour en Chine dans le cadre du programme 2026 du Centre international de communication de la presse de Chine (CIPCC), a effectué une visite dans la région autonome du Xinjiang. Au cours de ce déplacement, les participants ont découvert les politiques mises en œuvre par les autorités chinoises pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent, tout en visitant plusieurs sites culturels, économiques et religieux.

L’un des temps forts de cette mission a été la visite de l’Exposition thématique sur la lutte du Xinjiang contre le terrorisme et la déradicalisation, où sont présentés des documents d’archives, des photographies, des objets et des vidéos retraçant les violences ayant frappé la région ainsi que les mesures adoptées par les autorités pour y répondre.

Selon les responsables de l’exposition, celle-ci a pour objectif de mettre en lumière les efforts entrepris pour prévenir le terrorisme, combattre la radicalisation et promouvoir la stabilité sociale, l’unité ethnique et l’harmonie religieuse.

L’histoire du terrorisme au Xinjiang

Au fil de la visite, les journalistes ont découvert la chronologie présentée par les autorités chinoises concernant l’évolution du terrorisme et de l’extrémisme dans la région.

Selon les informations exposées, les premières idéologies séparatistes et extrémistes auraient commencé à se diffuser dès les années 1940. L’exposition cite notamment Ayup Hoshurkary, présenté comme l’un des premiers promoteurs d’idéologies pan-turques et pan-islamistes radicales au Xinjiang.

Les autorités évoquent également l’émergence, dans les années 1980, d’autres mouvements extrémistes, notamment autour d’Ablikim Mahsum, présenté comme l’un des principaux responsables de la diffusion de l’idéologie djihadiste dans certaines localités de la région.

Les visiteurs ont aussi été informés qu’à partir des années 1990, des groupes extrémistes auraient diffusé au Xinjiang des vidéos d’attentats commis à l’étranger afin de recruter de nouveaux adeptes et de propager des idéologies violentes.

L’exposition revient ensuite sur plusieurs attaques attribuées par les autorités chinoises à des organisations terroristes ou séparatistes, notamment l’incident de Baren, les violences survenues dans les années suivantes, les émeutes d’Urumqi, l’attaque de la place Tian’anmen à Pékin ainsi que plusieurs attentats commis au Xinjiang.

Selon les autorités, ces événements ont conduit la Chine à renforcer progressivement son dispositif législatif et institutionnel de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.

Une stratégie axée sur la prévention et le développement

Les responsables rencontrés ont expliqué que la lutte contre le terrorisme ne repose pas uniquement sur des mesures sécuritaires, mais également sur une approche globale associant prévention, développement économique et cohésion sociale.

Cette stratégie comprend notamment l’adoption de lois spécifiques contre le terrorisme, des campagnes de sensibilisation destinées à prévenir l’extrémisme, ainsi que l’implication des responsables locaux, des cadres administratifs, des enseignants et des représentants communautaires dans les actions de prévention.

L’éducation est présentée comme un autre pilier de cette politique. Selon les autorités, les écoles encouragent, dès le plus jeune âge, la connaissance des différentes cultures présentes en Chine, le respect de la diversité ethnique ainsi que les valeurs de coexistence. Des films, des documentaires et des programmes télévisés sont également produits afin de sensibiliser la population aux dangers du terrorisme et de l’extrémisme.

Les autorités mettent aussi en avant le développement économique comme un levier essentiel de prévention. Elles soulignent les investissements réalisés dans les infrastructures, notamment la construction de routes, de ponts, de barrages, de logements, ainsi que le développement de zones agricoles et industrielles destinées à créer des emplois, à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie.

Selon les responsables locaux, ces politiques auraient contribué à renforcer la stabilité sociale et à limiter les facteurs susceptibles de favoriser l’extrémisme violent.

Au cours des échanges, les autorités ont également rappelé que le président Xi Jinping s’est rendu à plusieurs reprises au Xinjiang, témoignant, selon elles, de l’importance stratégique accordée par le gouvernement central au développement et à la stabilité de cette région.

Une mosquée à Tongxiang, symbole de stabilité et de coexistence religieuse

La délégation africaine a également visité la mosquée orientale de Tongxiang, située dans la ferme Wuyi de la 12ᵉ Division du Corps de production et de construction du Xinjiang (XPCC).

Construite en 2016 sur une superficie de 4 000 mètres carrés, cette mosquée dispose d’installations modernes, d’une bibliothèque et d’espaces destinés aux activités religieuses, culturelles et communautaires. Son comité de gestion démocratique est composé de sept membres.

Les journalistes ont pu échanger avec les responsables de la mosquée et observer son fonctionnement quotidien.

Selon les autorités locales, ce lieu de culte illustre la politique chinoise de protection de la liberté de croyance religieuse. Elles présentent également cette mosquée comme un symbole de la stabilité retrouvée dans la région, de la coexistence entre les différentes communautés ethniques et de la diversité religieuse au Xinjiang.

Une immersion dans la vision chinoise de la stabilité au Xinjiang

À travers les différents sites visités, les journalistes africains ont pu découvrir la manière dont les autorités chinoises présentent leur politique au Xinjiang. Selon cette approche, la lutte contre le terrorisme s’appuie sur une combinaison de mesures sécuritaires, de prévention de la radicalisation, de développement économique, de réduction de la pauvreté, d’amélioration des infrastructures et de promotion de l’unité entre les différentes communautés.

Cette visite a permis à la délégation de mieux comprendre la vision défendue par les autorités sur les transformations qu’a connues le Xinjiang au cours des dernières décennies, tout en observant les initiatives mises en avant pour favoriser la stabilité, le développement économique et la coexistence religieuse dans cette région stratégique de l’ouest de la Chine.

Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
+86 156 5079 7543/bahpathe17@gmail.com

 

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