Interpellées pour des propos jugés choquants et des injures publiques diffusées sur les réseaux sociaux, l’artiste Yama Sega et l’influenceuse Maya Kaba ont été entendues durabt plusieurs heures à l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM). Alors que l’affaire prend une tournure judiciaire avec l’implication de l’État, leurs avocats évoquent néanmoins une possible issue à l’amiable.
Dès les premières heures de la matinée, les deux femmes ont été auditionnées dans les locaux de l’OPROGEM. Cette procédure fait suite à une vive polémique née sur les réseaux sociaux, où des échanges virulents entre les deux ont été largement relayés, suscitant indignation et réactions.
À leur sortie partielle des auditions, le conseil de Maya Kaba, Maître Paul Yomba, a tenté de calmer les tensions en insistant sur la volonté de privilégier le dialogue.
“C’est une affaire que nous sommes en train de régler entre deux amis et nous voulons vraiment une solution. Pour la sécurité de toutes les deux, on a préféré qu’elles soient ici. Elles seront bien logées, très bien logées, toutes les deux”, a-t-il déclaré.
Interrogé sur la durée des auditions, l’avocat reconnaît que “nous sommes là depuis le matin, pratiquement. Je crois que c’est bon”.
Malgré le caractère judiciaire de l’affaire, Maître Yomba n’exclut pas une résolution à l’amiable. “C’est ce qui se doit d’ailleurs. C’est ce que nous projetons. Il s’agit de deux amis qui ont un cordon ombilical très serré et qui sont mûs par un amour viscéral”, a-t-il ajouté
Selon le parquet général près la Cour d’appel de Conakry, “les faits dénoncés, commis au moyen de plateformes numériques accessibles au public, sont susceptibles de recevoir les qualifications pénales d’injures publiques; menaces, propos attentatoires à la dignité humaine, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et infractions liées aux stupéfiants”.
Il affirme que “ces faits sont prévus et réprimés par les articles 29 et 32 de la loi L/2016/037/AN relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel, des articles 7 et 122 de la loi L/2021/024/AN relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que des articles 363, 366, 282 et 819 du Code pénal”.
Yama Sega et Maya seront présentées le 20 avril 2026 devant le parquet de la République près le Tribunal de première instance de Mafanco pour les suites judiciaires appropriées.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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