Le général Aliou Sow justifie la radiation de 173 éléments des forces armées : “Tout militaire s’expose à des poursuites pénales ou à des sanctions, si…”
Le général de division Mamadou Aliou Sow, président du comité sectoriel défense, apporte des précisions sur les dispositions légales relatives à la désertion au sein des forces armées guinéennes, à la suite de la récente radiation des 173 militaires.
Le président du comité sectoriel défense rappelle que le statut général des militaires et le Code de justice militaire imposent des obligations particulières, notamment en matière de discipline, de disponibilité et de respect des ordres.
“Le statut général des militaires et le Code de justice militaire imposent des obligations particulières, notamment en matière de discipline, de disponibilité et de respect des ordres. Ainsi, l’absence non autorisée d’un militaire ou le fait de ne pas rejoindre son unité dans les délais prévus par la loi peut, selon les circonstances, constituer une désertion. Cette question revêt aujourd’hui une importance particulière au regard des récentes décisions de radiation des militaires déserteurs au sein des Forces armées guinéennes. Il est donc important de comprendre ce que la loi entend par désertion, quelles en sont les différentes formes”, explique le général de division Mamadou Aliou Sow.
Et de poursuivre : “La désertion est le fait, pour un militaire, en temps de paix à l’intérieur du pays, de s’absenter sans autorisation de son unité, de sa base, de sa formation ou de son lieu de traitement pendant six jours. Après une mission, un congé ou une permission, il ne rejoint pas son unité ou ne se présente pas aux autorités compétentes dans les quinze jours suivant la date prévue pour son retour. Il est absent sans autorisation au moment du départ d’un navire ou d’un aéronef militaire pour une destination hors du territoire national, à l’étranger, et quitte sans autorisation le territoire national pendant plus de six jours, s’absente sans autorisation de son unité pendant trois jours, ou ne donne pas de nouvelles dans les six jours qui suivent la date prévue pour son retour de mission, de congé, de permission ou de déplacement. Il faut nous tenir clair, en période de conflits armés, ces délais sont réduits de deux tiers”.
Selon le général Sow, l’essentiel à retenir est que tout militaire doit respecter les autorisations d’absence et rejoindre son unité dans les délais fixés par la loi.
Et, souligne-t-il au micro de la DIRPA, “lorsqu’il ne le fait pas, il s’expose à des poursuites pénales ou à des sanctions prévues par la loi. Ce qu’il faut retenir sur la désertion, tout militaire doit respecter les autorisations d’absence et rejoindre son unité dans les délais fixés. Et lorsqu’il ne le fait pas, il s’expose à des poursuites pénales ou à des sanctions prévues par la loi”.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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